S'il est un domaine où Alekhine est inégalé, c'est bien celui de la beauté échiquéenne. Dans son magistral ouvrage Les Prix de beauté aux échecs,
François Le Lionnais définit cet idéal esthétique qui peut paraître
inaccessible au profane: «il y a une beauté aux échecs comme il y a une
beauté féminine, une beauté florale, une beauté musicale, une beauté
géométrique. On éprouve une émotion esthétique souvent profonde en
communiant avec cette beauté ».
Émotion esthétique, communion avec cette beauté, tout cela semble décalé dans ce XXIème siècle où souvent seule la performance compte aux yeux du grand public et des experts.
Et pourtant. Les premiers organisateurs de tournoi, du milieu du XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle décernaient des prix de beauté. Ils récompensaient ainsi les parties les plus originales. Les plus étonnantes. Ce n'est pas un hasard si Alekhine fut le maître le plus honoré durant sa carrière.
Émotion esthétique, communion avec cette beauté, tout cela semble décalé dans ce XXIème siècle où souvent seule la performance compte aux yeux du grand public et des experts.
Et pourtant. Les premiers organisateurs de tournoi, du milieu du XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle décernaient des prix de beauté. Ils récompensaient ainsi les parties les plus originales. Les plus étonnantes. Ce n'est pas un hasard si Alekhine fut le maître le plus honoré durant sa carrière.